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IGP: un grand pas en avant

Lundi 23 octobre 2017, rencontre avec l'INAOO pour travailler sur le dossier IGP

Les producteurs de haricot de Soissons ont remporté une première victoire
Vaudesson
Ce n’est pas encore gagné mais quand même : l’obtention de l’Indication géographique protégée pour le haricot de Soissons a fait un pas de géant, hier.
Par L'union | Publié le 23/10/2017 à 18h04

Les membres de l’association des producteurs de haricot étaient ravis de cette avancée historique pour l’obtention de l’IGP.
Jamais, depuis près de quinze ans, les producteurs de haricot de Soissons n’ont été aussi près de l’IGP, l’indication géographique protégée. Emmanuel Daudré, le président de l’association des producteurs, avait invité Olivier Russeil, délégué territorial à l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité), à la ferme de Vaudesson, où se trouve la coopérative. Comité d’accueil : un petit crachin bien de chez nous et la plupart des producteurs locaux de la légumineuse et des politiques locaux et régionaux venus défendre leur terroir.
Dossier présenté en commission en 2018
Jusque-là, l’Inao, chargé d’aider les producteurs à présenter un dossier conforme, butait sur un point : démontrer que la production est en lien avec l’origine géographique. « Pas si simple », d’après Olivier Russeil. Ces preuves sont les caractéristiques du haricot par rapport au sol, au climat, au cahier des charges des producteurs. Le problème, c’est qu’il existe une production de gros haricot se réclamant de Soissons, qu’on trouve en grande surface, produite en Chine ou en Pologne. Au cours de la procédure d’obtention de l’IGP, signe délivré par l’Union européenne, ces pays producteurs pourront faire une réclamation. Dans ce cas, il faut un dossier béton, capable de démontrer en quoi ceux de nos producteurs locaux sont spécifiques.
Olivier Russeil estime que « les éléments apportés laissent penser qu’on peut officiellement lancer la procédure » au premier semestre 2018, a-t-il annoncé hier. Prochaine étape : présentation du dossier à la commission permanente de l’Inao qui, si elle valide la poursuite de la procédure, va nommer une commission d’enquête qui fera un rapport à présenter en comité national. Ce n’est qu’après une procédure d’opposition que le dossier pourra partir en instruction à l’Union européenne. Il faudra sans doute des années encore avant d’obtenir le précieux sésame. Mais « c’est un grand pas », s’enthousiasmait Camille Hoche, responsable de la coopérative.
Isabelle Bernard